Le chercheur est lauréat de la promotion Senior 2024. Cette distinction prestigieuse salue l’excellence de ses travaux et son engagement dans la recherche universitaire.
En devenant membre de l'institut universitaire de France (IUF), Rémi Astruc étoffe la longue liste de chercheuses et chercheurs de CY Cergy Paris Université ayant reçu cet honneur. En 2023, c'est Anne-Marie Petitjean (Héritages), Angélique Ferry (BioCIS), Lissell Quiroz (AGORA) et Michal Wrochna (AGM) qui avait rejoint l'institution.
Rémi Astruc est professeur des universités et chercheur au sein du laboratoire Héritages. Il étudie les concepts de communauté et du commun appliqués à la littérature et aux arts. Son entrée à l’IUF lui permettra de bénéficier cinq ans durant de moyens renforcés pour poursuivre ses projets et contribuer au rayonnement scientifique national et international.
CY Cergy Paris Université : Que représente pour vous cette nomination à l’IUF ? Rémi Astruc : Cette nomination est une reconnaissance de mon travail de recherche et de ma contribution aux études sur l’esthétique du commun et de la communauté. Elle valide l’originalité de l'approche transdisciplinaire adoptée et m'offre une opportunité unique de développer ces recherches, alors qu'il devient sans cela de plus en plus difficile aujourd'hui de mener de front toutes les activités attendues d'un enseignant-chercheur.
CY Cergy Paris Université : Quelles sont les attentes et responsabilités liées à ce titre ?
Rémi Astruc : Les responsabilités incluent la poursuite d’un projet de recherche ambitieux, l’encadrement de jeunes chercheurs, la participation à la dynamique scientifique de l’IUF et la diffusion des résultats à l’échelle nationale et internationale. Il s’agit aussi d’apporter une contribution significative aux avancées théoriques et méthodologiques dans mon domaine.
CY Cergy Paris Université : Votre quotidien d'enseignant-chercheur a-t-il changé depuis notre nomination ? Rémi Astruc : Cette nomination me permet essentiellement de bénéficier d’une délégation de service, réduisant ainsi ma charge d’enseignement pour consacrer davantage de temps à mes recherches. Elle facilite également la mise en place de collaborations et de projets interdisciplinaires de grande envergure en finançant en grande partie ces projets.
CY Cergy Paris Université : Quels projets allez-vous mener au sein de l'IUF ? Rémi Astruc : Mon projet porte sur "L’esthétique du commun et de la communauté : vers une grammaire du sensible". Il s’agit d’étudier comment les communautés se constituent et s’expriment à travers des formes esthétiques, en analysant des expressions variées (littérature, arts visuels, architecture, performances). Le programme inclut la rédaction d’un essai, l’organisation de colloques et la mise en place d’un observatoire international des pratiques esthétiques communautaires.
CY Cergy Paris Université : Avez-vous des collaborations prévues, en France ou à l’international, dans le cadre de cette nouvelle reconnaissance ? Rémi Astruc : Oui, plusieurs pistes sont envisagées ; en France, grâce à CY Transfer, des collaborations sont prévues avec l'ESSEC et l'IAE de Rennes pour étudier les innovations écologiques permises par la forme "communauté" des regroupements humains. En Europe, il s'agit notamment de poursuivre dans le cadre de projets ANR et Erasmus+ les recherches sur les perspectives esthétiques des communautés. Enfin à l’international, à travers le réseau CCC (Communauté des Chercheurs sur la Communauté), il s'agit de collaborer avec des chercheurs et des équipes en Inde, Brésil et Afrique du Sud, notamment pour étudier des communautés alternatives et indigènes.